Table à écrire pour les pavillons du Château de Marly par, François II Potain, 1729

François II Potain, Paris 1688 – vers 1770 .

 

Cette table à écrire de noyer à fait partie d’une commande de huit tables, pour les pavillons de Marly. Le journal du Garde-Meuble de Couronne nous en donne, la description de la façon suivante: ( du  17 juin N° 975 livré par le Sieur Potain menuisier pour servir dans les pavillons de marly) .

Huit tables a écrire de noyer plein ayant un tiroir a bouton par un bout, portée sur quatre pieds de biche de meme bois, longue de trente pouces, sur vingt de large, et vingt cinq de haut.

Une bande de parchemin collée dans le fond du tiroir permis, d’identifier cette table comme de provenance Royale, ce parchemin a été sans doute apposé, lors de l’inventaire du Château de Marly en 1788, la description de cette table ainsi que ses dimensions sont identiques , au huit tables inscrites au numéro 975 du journal du Garde-Meuble de l’année 1729. Concernant le placement de notre table en noyer, l’inventaire et estimation des meubles au Château de Marly en 1788, mentionne plusieurs tables à écrire, dans les chambres de cinq pavillons coté droit, près des huit commodes en noyer pourvu de leurs marbres numéro 976, livrée également le 17 juin 1729 par, Antoine-Robert Gaudreaus. Les chambres des pavillons étaient situées au ré de chaussé, et à l’étage, cette table occupait encore la chambre d’un pavillon, avant qu’un décret de la convention ordonne la vente des meubles du Château de Marly, au mois d’octobre 1793. François II Potain fournira avec son père François 1er Potain , un certain nombre de meubles à la Couronne, entré au service du Garde-Meuble vers 1728, probablement par l’entremise de Gaudreaus, François II Potain exécutera pour la chambre du Roi à Compiègne, deux bas d’armoires et, en 1733 une table en bois de chêne. Antoine-Robert gaudreaus devenu en 1726 le fournisseur officiel de la Couronne et, ne pouvant faire face à toutes les commandes, aurait fait passer commande à Potain, selon ses instructions les tables à écrire en noyer, Gaudreaus ayant probablement fourni au préalable, les dessins à François II Potain. De 1726 à 1746 un grand nombre de meubles en noyer, on été livrés au Garde-Meuble cela représentait une grande partie du travail de l’ébéniste , notre table à écrire est le fruit d’une collaboration entre Gaudreaus et Potain. Cette table à écrire est un témoignage rare, car peu de meubles de cette époque on été conservé, a ce jour notre table est considéré, comme le plus ancien meuble Royal pour le règne de Louis XV. cette table permet de découvrir le travail d’un menuisier resté longtemps oublié, aucun meuble de François II Potain n’était réapparu.

Historique:

François 1er Potain exerça son activité de menuisier à Paris dans le quartier, de Bonne-Nouvelle son atelier se situait rue poissonnière. Les comptes des bâtiments du Roi mentionne François 1er Potain comme menuisier fournisseur de la Couronne, il s’intitulait ” Menuisier du Roi “. Il exécuta pour le Château de Versailles différents travaux, en octobre 1715, il fournit pour l’appartement de Madame Desmarets six doubles châssis d’hiver, ainsi que douze chassis de paravents livrées à la manufacture des Gobelins en 1714. A partir de 1728 Potain père et fils, exécuteront des meubles pour la Couronne, sous la direction de Antoine-Robert Gaudreaus.

Archives Nationales: 01/33/10 journal du garde-meuble de la couronne 1721-1723- 01/33/36 inventaire général des meubles de la couronne-1729-01/33/44 inventaire général des meubles de la couronne-1775-01/34/02 inventaire des meubles du château de marly-1765 01/34/03 estimation des meubles du château de marly-1788.

Frédéric Happel – Patricia Delandines

 

Portrait de La Reine Marie-Antoinette en terre-cuite Par, Félix Lecomte, 1783 Hauteur,51cm.

Félix Lecomte  Paris, 1737 – Paris, 1817

Ce buste en terre-cuite est probablement la réduction du marbre exposé au salon de 1783, comme appartenant à l’abbé de Vermont lecteur de la Reine. Comparer au marbre cette version en terre, démontre une différence dans l’expression du visage.

Cette version traduit avec exactitude les traits de la Reine, un chignon fleuri dans les cheveux, elle est vêtue d’hermine et du manteau royal avec fleurs de lys la Reine porte un médaillon ovale à l’effigie du Roi Louis XVI. Ce buste en terre à été exposé à Versailles et à la royal Academy.

 

Ancienne collection: Docteur Yver et Madame Vincent Bo.

Autre version: buste en marbre signé au dos, LECOMTE 1783 – Hauteur, 86cm musée national du Château de Versailles mv,2123-mr,2639.

Expositions: Marie-Antoinette-archiduchesse dauphine et reine bicentenaire-château de Versailles.

France in the eighteenth century Royal Academy of art London January-March 1968 figure 346.

Bibliographie: Stanislas Lami dictionnaire des sculpteurs de l’école française au XVIII siècle-tome deuxième, Paris 1911.

Recueil de notices historiques de l’académie royale des beaux-arts à l’institut par M. Quatremère de Quincy-notice historique sur la vie et las ouvrages de M.LECOMTE sculpteur-Paris 1834.

Frédéric Happel – Patricia Delandines

Gaspard Félix Tournachon dit Nadar cliché représentant Claude Monet épreuve gélatino argentique vers 1874, Dimensions: 60 x 42 cm.

P1050985[1]Félix Nadar Paris, 1820-Paris 1910

 

Ce cliché attribué à Nadar à probablement été exécuté dans le studio du photographe à Paris, Boulevard des Capucines, ou Nadar avait en avril 1874, organisé une exposition de peinture impréssioniste réunissant ( Renoir, Monet, Degas, Pissaro).

Ce cliché inédit ne figure dans aucun ouvrage biographique concernant la vie et l’oeuvre de Claude Monet.

Bibliographie:

Nadar – photographie Tome 1 Philippe Néagu et Jean-Jacques Poulet-Allamagny Arthur Hubschmid 1979 Paris

Table à écrire de la première antichambre de Madame Elisabeth à Versailles par, David Roentgen 1774

David Roentgen,( 1743-1807 ) Actif à Neuwied de 1772 à 1795 Maître à Paris en 1780; ébéniste et mécanicien du Roi et de la Reine en 1785.

Cette table de marqueterie peut être avec certitude rapprochée d’une oeuvre de David Roentgen (1743-1807). Elle est à motifs de fleurs, et de rinceaux, il a été relevé sur cette table une signature avec un R gothique, la découverte en 1999 d’un parchemin collé à l’arrière du tiroir où était imprimé une couronne fermée, démontrera l’origine royale de cette table.

Ce type d’étiquette de papier, ou de parchemin étaient à la fin du règne de Louis XVI appliquées au fer chaud ou, le plus souvent au pochoir, elles pouvaient varier de taille selon les dimensions du meuble. Cette table de marqueterie est inscrite au n°122 de l’inventaire général du mobilier de la couronne, dressé en 1775, et située à Versailles, une si grande similitude avec la table inscrite sur l’inventaire, ainsi que ses dimensions, fait que le doute est à peine permis, elle est décrite de la façon suivante:

“Une table à tiroir de marqueterie à fleurs de bois de plusieurs couleurs sur fond d’ébène, à compartiment de bois, de violet profilé, de bois blanc ayant au milieu un vase de fleurs d’où sortent deux grands rinceaux, portée sur son pied de quatre piliers en guaine, de même marqueterie dorée haut et bas, longue de trois pieds deux pouces sur vingt-six pouces de large et vingt neuf à trente pouces de haut.”
A Versailles

Au mois d’août 1774, David Roentgen fit son premier voyage en France. Il vint y établir des contacts avec la Cour, que dans les années suivantes il renforça en livrant des meubles au Roi et à la Reine. Roentgen obtint le titre d’ébéniste mécanicien de la reine, Marie-Antoinette portant intérêt aux artistes de langue germanique lui accorda ce titre.

Cette table à écrire, arrivée à Versailles en août 1774, a certainement fait partie d’un convoi de meubles, acheminé par Roentgen, pour montrer ses productions à la Cour de France. Cette table de marqueterie a sans doute, parmi d’autres meubles, été offerte ou, peut être vendue au roi Louis XVI et, la reine Marie-Antoinette, depuis peu sur le trône de France.

“Comme le souligne Christian Baulez concernant David Roentgen, les achats de la Cour de France sont difficiles à cerner, car ils furent payés sur des cassettes privées, et jamais portés sur les inventaires officiels”.

Concernant la localisation de cette table dans le château, on la soupçonne placée dans l’aile du midi, dans la première antichambre des appartements de Madame Elisabeth, soeur du Roi.

Dans l’inventaire des meubles du Garde Meuble de la Couronne, existants à Versailles en 1776, il est inscrit de façon succinct dans la première antichambre (une table de bois blanc à tiroir). L’inventaire général du mobilier de la couronne mentionne une table de bois violet de “bois blanc”. On peut comparer cette description, avec une table de bois de rose) décrite également de façon succinct dans l’inventaire de 1776, et placée dans la chambre à coucher d’été de Madame Sophie à Versailles, et inscrit sous le N°1881 de l’inventaire général du mobilier de la couronne où elle est décrite de la façon suivante:

“Une table de bois de violet et bois de rose à placage, sans tiroir, chantournés et ornée de chutes, rosettes et pieds de bronze doré d’or moulu longue de trente quatre pouces sur vingt de large et vingt six de haut.”
A Versailles

La table de bois blanc à tiroir décrite succinctement dans la première antichambre de Madame Elisabeth, permet d’établir qu’il s’agit probablement de celle inscrite sous le N°122 de l’inventaire général du mobilier de la couronne.

L’inventaire des meubles du château par appartements en 1786 et 1787 mentionne à nouveau la table, pourtant l’inventaire général des meubles du château et de dehors, à Versailles en 1785, ne mentionne plus la table dans la première antichambre de Madame Elisabeth.

Il semble qu’elle ait été déplacée, après cette date, aucun inventaire ne fourni d’indication précise, cette table à tiroir de marqueterie aurait été placée dans le Garde Meuble de la Reine, où en effet y étaient placés de nombreux meubles, que la reine avait inscrits et radiés de l’inventaire Royal. Marie-Antoinette y faisait enregistrer principalement le mobilier commandé par elle, et dirigea ce département, assistée de Charles Bonnefoy-Duplan, son Garde Meuble et concierge de Trianon. Cet inventaire du Garde Meuble privé de Marie-Antoinette a disparu sous la Révolution.

Cette table à écrire a fait partie de la dispersion en masse du mobilier de la couronne à Versailles en 1793 et 1794. Les lots étaient décrits de façon sommaire, c’est la raison pour laquelle il est malaisé de relever certains d’entres eux avec exactitude. Cette table peut être assimilée au N°3496 vendu à l’encan le 27 janvier 1794: “une table à écrire en divers bois de rapport de l’art adjugée pour deux cent soixante livres au sieur Goret fils omis de Livrée chez Bonnefoy à Versailles”.

Frédéric Happel – Patricia Delandines

Cette table a reçue une autorisation de sortie du territoire par la direction des musées de France

 

Archives Nationales: série o1 – 33/34 inventaire général des meubles de la couronne tome troisième en 1775. 34/59 inventaire des meubles du garde meuble de la couronne existants à versailles en 1776. 34/61 inventaire des meubles du château par appartements à versailles en 1786-1787.

 

Un fleuve par Jean-Jacques Caffieri signé sur la plinthe et daté 1759, hauteur 57cm.

 

P1050343P1050338P1050342-001P1050339-001P1050340Jean-Jacques Caffieri ( Paris 1725 – Paris 1792 ).

Statuette en terre-cuite patiné bronze maquette pour la réception à l’Académie Royale signée sur la plinthe devant, Par M. CAFFIERI et daté 1759. Hauteur, 57 cm.

 

Un fleuve

Ce fleuve d’inspiration baroque est avec certitude le modèle, que présenta Caffieri pour le  concours de maîtrise. la finesse de l’exécution, est remarquable dans tous ses détails.

Caffieri à fait preuve, concernant cette maquette en terre-cuite, d’une grande virtuosité.

Agréé à l’Académie en 1757, Caffieri avait présenté une figure de fleuve en plâtre, il l’exposa au salon la même année. Il fut reçu à la séance du samedi 28 avril 1759, et présenta à l’assemblée, pour son morceau de réception, un fleuve en marbre, suivant ce modèle en terre qu’il avait soumis à  la compagnie, que celle -ci avait approuvée. Ce fleuve en terre-cuite constitue un témoignage important, le marbre est visible dans la galerie des morceaux de réception au musée du Louvre.

Ce fleuve probablement resté dans l’atelier de Caffieri après son décès, fut sans doute dispersé lors de la vente de l’atelier du Louvre, concernant les bustes et les statues. La première vente eu lieu le lundi 6 août 1792, et les jours suivants, la deuxième vente comprenait les statues, groupes, bustes, tant de Caffieri lui-même que de Lemoine, Julien, Bouchardon,et François Legros.

Cette oeuvre majeur de Jean-Jacques Caffieri,  n’a depuis fait l’objet d’aucune exposition et, n’ai jamais apparu en vente publique.

Frédéric Happel – Patricia Delandines

 

 

 

Oeuvres en rapport: terre cuite attribuée à Jean- Jacques Caffieri étude présumée pour le morceau de réception rf.2269, Paris musée du Louvre.

Autre version: Un fleuve statuette en marbre morceau de réception Haut. 61cm, sur la plinthe devant: Par M Caffieri 1759. mr. 1773, Paris musée du Louvre

Louvre conférences et colloques février-mars 1997, la preuve de l’excellence morceaux de réception dans la vie artistique des XVII et XVIII siècles.

Bibliographie: Jules Guiffrey les Caffieri sculpteurs et fondeurs-ciseleurs étude sur la statuaire et sur l’art du bronze en France au XVII et XVIII siècles ( premières expositions de Caffieri ) Paris 1877.

Stanislas Lami, dictionnaire des sculpteurs de l’école française au XVIII siècle – tome premier – paris 1910.