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DAVID ROENTGEN
TABLE A ECRIRE DE LA PREMIERE ANTICHAMBRE
DE MADAME ELISABETH A VERSAILLES
PAR ROENTGEN, 1774

Auteur : David Roentgen (1743-1807)

Dimensions :
Longueur 85cm, hauteur 78cm, profondeur 42cm

Bâti de noyer placage de bois de violette et différente essence de bois

Cette table a bénéficiée d'une restauration en 2000

De plus près :


Cette table de marqueterie peut être avec certitude rapprochée d'une oeuvre de David Roentgen (1743-1807). Elle est à motifs de fleurs, et de rinceaux, il a été relevé sur cette table une signature avec un R gothique, la découverte en 1999 d'un parchemin collé à l'arrière du tiroir où était imprimé une couronne fermée, démontrera l'origine royale de cette table.

Ce type d'étiquette de papier, ou de parchemin étaient à la fin du règne de Louis XVI appliquées au fer chaud ou, le plus souvent au pochoir, elles pouvaient varier de taille selon les dimensions du meuble. Cette table de marqueterie est inscrite au n°122 de l'inventaire général du mobilier de la couronne, dressé en 1775, et situé à Versailles, une si grande similitude avec la table inscrite sur l'inventaire, ainsi que ses mensurations, fait que le doute est à peine permis, elle est décrite de la façon suivante:

"Une table à tiroir de marqueterie à fleurs de bois de plusieurs couleurs sur fond d'ébène, à compartiment de bois, de violet profilé, de bois blanc ayant au milieu un vase de fleurs d'où sortent deux grands rinceaux, portée sur son pied de quatre pilliers en guaine, de même marqueterie dorée haut et bas, longue de trois pieds deux pouces sur vingt-six pouces de large et vingt neuf à trente pouces de haut."
A Versailles

Au mois d'août 1774, Roentgen fit son premier voyage en France. Il vint y établir des contacts avec la Cour, que dans les années suivantes il renforça en livrant des meubles au roi et à la reine. Roentgen obtint le titre d'ébéniste mécanicien de la reine, Marie-Antoinette portant intérêt aux artistes de langue germanique lui accorda ce titre.

Cette table à écrire, arrivée à Versailles en août 1774, a certainement fait partie d'un convoi de meubles, acheminé par Roentgen, pour montrer ses productions à la Cour de France. Cette table de marqueterie a sans doute, parmi d'autres meubles, été offerte ou peut être vendue au roi Louis XVI et la reine Marie-Antoinette, depuis peu sur le trône de France.

"Comme le souligne Christian Baulez concernant David Roentgen, les achats de la Cour de France sont difficiles à cerner, car ils furent payés sur des cassettes privées, et jamais portés sur les inventaires officiels".

Concernant la localisation de cette table dans le château, on la soupconne placée dans l'aile du midi, dans la première antichambre des appartements de Madame Elisabeth, soeur du roi.

Dans l'inventaire des meubles du Garde Meuble de la Couronne, existants à Versailles en 1776, il est inscrit de façon succinct dans la première antichambre (une table de bois blanc à tiroir). L'inventaire général du mobilier de la couronne mentionne une table de bois violet de "bois blanc". On peut comparer cette description, avec une table de bois de rose) décrite également de façon succinct dans l'inventaire de 1776, et placé dans la chambre à coucher d'été de Madame Sophie à Versailles, et inscrit sous le N°1881 de l'inventaire général du mobilier de la couronne où elle est décrite de la façon suivante:

"Une table de bois de violet et bois de rose à placage, sans tiroir, chantournée et ornée de chutes, rosettes et pieds de bronze doré d'or moulu longue de trente quatre pouces sur vingt de large et vingt six de haut."
A Versailles

La table de bois blanc à tiroir décrite succinctement dans la première antichambre de Madame Elisabeth, permet d'établir qu'il s'agit probablement de celle inscrite sous le N°122 de l'inventaire général du mobilier de la couronne.

L'inventaire des meubles du château par appartements en 1786 et 1787 mentionne à nouveau la table, pourtant l'inventaire général des meubles du château et de dehors, à Versailles en 1785, ne mentionne plus la table dans la première antichambre de Madame Elisabeth.

Il semble qu'elle ait été déplacée, après cette date, aucun inventaire ne fourni d'indication précise, cette table à tiroir de marqueterie aurait peut être été placée dans le Garde Meuble de la reine, où en effet y étaient placés de nombreux meubles, que la reine avait inscrits et radiés de l'inventaire Royal. La reine y faisait enregistrer principalement le mobilier commandé par elle, et dirigea ce département, assistée de Bonnefoy-Duplan, son Garde Meuble et concierge de Trianon. Cet inventaire du Garde Meuble privé de Marie-Antoinette a disparu sous la Révolution.

Cette table à écrire a fait parti de la dispersion en masse du mobilier de la couronne à Versailles en 1793 et 1794. Les lots étaient décrits de façon sommaire, c'est la raison pour laquelle il est malaisé de relever certains d'entres eux avec exactitude. Cette table peut être assimilée au N°3496 vendu à l'encan le 27 janvier 1794: "une table à écrire en divers bois de rapport de l'art adjugée pour deux cent soixante livres au sieur Goret fils omis de Livrée chez Bonnefoy à Versailles".

Cette table a reçue une autorisation de sortie du territoire par la direction des musées de France

archives nat. serie 01 33.34 - inventaire général des meubles de la couronne tome troisième en 1775.
  34.59 - inventaire des meubles du garde meubles de la couronne existants à Versailles en 1776.
  34.61 - inventaire des meubles du château par appartements à Versailles en 1786-1787.

archives dép. Yvelines II Q 70-71

 

Bibliographie:

Alexandre Pradère
Les ébénistes français de Louis XIV à la Révolution
Edition du chêne 1989.

David Roentgen et François Rémond
par Christian Baulez conservateur en chef
au musée national des châteaux de Versailles et de Trianon.
l'estampille l'objet d'art n°305, septembre 1996.

Pierre Verlet
Le mobilier royal français
Edition Picard Paris - 1990

Pierre Kjellberg
Le mobilier français du dix-huitième siècle
dictionnaire des ébénistes et des menuisiers
Les éditions de l'amateur 2002.

David Roentgen par Ernest Zais
Gazette des beaux arts, août 1890.

François de Salverte
Les ébénistes au dix-huitième siècle 1959.


Dessin
Sergent-Marceau
Henri Lehmann
Puvis de Chavannes
Camille Corot
Jacques-Louis David

Peinture
Anders Zorn
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Henri Lebasque
George Grosz
Diego Rivera

Photographie
Félix Nadar
Etienne Carjat
Paul Berthier

Art décoratifs XX

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Céramique
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