Jean-Jacques Caffieri Sculpteur du Roi, 1725-1792.

P1060025[1]

Fils du célèbre bronzier Jacques Caffieri,  Jean-Jacques Caffieri est né le 30 avril 1725 dans le quartier de Saint-Germain à Paris. Par ses talents de sculpteur, il se démarque du reste de sa famille, il étudie avec son père puis entre dans l’atelier de Jean-Baptiste Lemoyne  ou il apprend les bases du métier, le maniement de l’outil et toute la partie matériel de l’art. IL obtient le prix de Rome en 1748 et reçoit l’année suivante son brevet de pensionnaire à l’Académie de France à Rome ou, il restera pendant cinq années. De retour à Paris les premiers mois de 1754, il prépare son agrément à l’Académie Royale, de peinture et de sculpture. Agréé le 30 juillet 1757, il devient académicien lors de la séance du 28 avril 1759. Fidèle à la statuaire baroque de type Berninien, il est reçu sur une statuette en marbre représentant un fleuve.Ce marbre est exposé au département des sculptures: Galerie pour les morceaux de réception du musée du Louvre.Nommé adjoint à professeur en 1768, il deviendra professeur en 1773, il bénéficie alors d’un atelier au Louve et d’un logement. Sa carrière au service des bâtiments du Roi lui amène le succès, Le Comte d’Angivillers lui passe une commande pour la série des grands hommes illustres de la France: deux statuts en marbre de Molière et Corneille, ses deux sculptures sont toujours exposées au Louvre. Une clientèle avisée lui passe commande pour des sujets variés ou, Caffieri maîtrise aussi bien le marbre que la terre. Sa carrière de portraitiste est exemplaire, ses portraits d’après nature sont d’une vérité saisissante, il avait le don comme nul autre, de faire briller le feu du regard et, de saisir la reproduction d’un visage, par une acuité visuelle infaillible. Jean-Jacques Caffieri était incontestablement, dans cette deuxième moitié du XVIII siècle, le plus grand portraitiste avec son rival  Jean-Antoine Houdon. Caffieri exposera au salon jusqu’en 1789, en 1792 il se proposera pour la garde des tableaux et sculptures renfermés dans les salles de l’Académie Royale, il ne pourra longtemps remplir cette tâche, Caffieri décède à son domicile du Quartier Saint-Germain à Paris le 21 juin 1792.

 

Frédéric Happel – Patricia Delandines

 

 

Leave a Reply

Your email address will not be published.